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« On fait quoi ? » : la question qui tue le désir, et quoi dire à la place

Tu veux la revoir, tu ne veux surtout pas imposer, alors tu demandes : « On fait quoi ? » Et la conversation s'enlise. Cette petite question, pleine de bonnes intentions, laisse tout le travail à l'autre. La remplacer est simple : un jour, un lieu, une idée.

Lecture : 7 minutes · Inspiré de la fiche 5.1 de la formation · Début libre, suite réservée aux membres

Une proposition précise, c'est une main tendue. Une question floue, c'est une main dans la poche.

« On fait quoi ce week-end ? », « Tu veux faire quoi ? », « Comme tu veux, moi je suis dispo. » Ces phrases partent d'une intention très honorable : laisser le choix, ne pas imposer, respecter ses envies. Le problème, c'est l'effet qu'elles produisent. Elles transforment une invitation en devoir à rendre. Et elles ne disent rien de toi.

Pourquoi cette question coince

Elle déplace tout le travail

Trouver une idée, un lieu, un horaire, vérifier que c'est ouvert, que ce n'est pas trop loin, que ça vous plaira à tous les deux : c'est un petit travail d'organisation. « On fait quoi ? » le lui confie entièrement. Ce n'est pas grave une fois. Mais quand ça se répète, elle a l'impression de porter seule l'élan de la relation.

Elle ressemble à de l'hésitation

Quand tu demandes « on fait quoi ? », tu penses être délicat. Ce qu'on entend souvent, c'est « je n'ai pas vraiment réfléchi à notre prochaine rencontre ». Une proposition précise dit l'inverse : « j'ai pensé à toi, j'ai eu une idée, j'ai envie qu'on la vive ensemble ». C'est là que le désir se nourrit : dans le sentiment que l'autre a envie de nous, au point de s'organiser.

Elle protège surtout du refus

Soyons honnêtes. Le flou a un avantage pour celui qui propose : on ne peut pas te dire non, puisque tu n'as rien proposé. Mais on ne peut pas non plus te dire oui. « On se voit un de ces jours » permet d'éviter les refus… et les rendez-vous.

Parlons franchementPrendre une initiative, ce n'est pas décider à sa place. C'est mettre une idée sur la table, en lui laissant toute liberté de la refuser ou de la transformer. Si elle répond « samedi je ne peux pas, mais dimanche oui », c'est une excellente nouvelle : vous construisez ensemble. Si elle répond « non merci », c'est une réponse claire, et tu la respectes sans insister. Dans les deux cas, tu sais où tu en es. Avec « on fait quoi ? », tu ne sais rien, et elle non plus.

La formule : un jour, un lieu, une idée

Une bonne proposition tient en une phrase et contient trois éléments.

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Sources
  1. Article fondé sur la fiche 5.1 de la formation.

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