Elle a un copain et tu lui plais : la seule bonne façon d'agir

Elle rit à tes blagues, vos regards s'attardent, vous vous écrivez un peu trop souvent. Et elle est en couple. Tu te demandes s'il faut tenter ta chance, attendre, ou fuir. Voici la réponse franche, ce que disent les études sur les couples nés de cette façon, et la seule attitude qui te laisse la conscience tranquille.

Lecture : 8 minutes · Inspiré de la fiche 3.6 de la formation · Début libre, suite réservée aux membres

On ne construit rien de solide sur la maison de quelqu'un d'autre.

Elle fait partie de ton club de course, de ton équipe, de ta bande d'amis. Il y a entre vous quelque chose de plus que de la sympathie : des regards qui durent, des conversations qui débordent, des messages tard le soir. Elle te dit parfois que « ce n'est pas simple » avec son copain. Et toi, tu commences à te demander si tu n'as pas une chance.

Peut-être que oui. Mais la question n'est pas « est-ce que je peux ? ». C'est « est-ce que je veux être cet homme-là, et est-ce que ce qui en sortirait me rendrait heureux ? ». Voici une réponse franche, sans morale de catéchisme, mais sans détour non plus.

Deux situations très différentes

Il faut d'abord distinguer deux cas.

Elle t'a dit « j'ai un copain » quand tu lui as proposé quelque chose. Alors c'est simple : c'est un refus. Peut-être vrai, peut-être une façon polie de dire non. Dans les deux cas, tu ne discutes pas : « D'accord, pas de souci ! » Tu ne demandes pas s'il est jaloux, tu ne requalifies pas ta proposition en « juste entre amis ». Le sujet est clos.

Il y a une attirance réciproque, et elle est en couple. C'est le cas plus troublant, celui dont parle cet article. Elle ne t'a rien refusé, parce que tu n'as rien proposé. Vous êtes dans une zone floue, agréable et inconfortable à la fois.

Ce que disent les études sur les couples nés d'un « débauchage »

Les psychologues ont un terme pour le fait de séduire quelqu'un déjà en couple : le « mate poaching », qu'on pourrait traduire par débauchage amoureux. En 2014, Joshua Foster et ses collègues ont publié dans le Journal of Research in Personality trois études sur des couples formés de cette façon.

Leurs résultats sont parlants : en moyenne, les personnes qui avaient été « débauchées » par leur partenaire actuel se disaient moins engagées et moins satisfaites dans leur relation, prêtaient plus d'attention aux autres options possibles et rapportaient davantage d'infidélités. Ce n'est qu'une moyenne, et des couples nés ainsi peuvent très bien durer. Mais le message est clair : la façon dont une histoire commence en dit souvent long sur la façon dont elle se poursuit.

À retenirtant qu'elle est en couple, il n'y a qu'une bonne façon d'agir. Ne rien tenter, et ne pas te rendre disponible pour l'entre-deux.

Ça paraît simple à dire. Dans la pratique, ça demande quelques gestes précis, et un peu de courage. Les voici.

La seule bonne façon d'agir, en 5 gestes

1. Ne rien tenter

Pas de déclaration, pas de baiser « qui nous a échappé », pas de soirée à deux qui glisse. Si quelque chose doit arriver un jour entre vous, il arrivera quand elle sera libre. Pas avant.

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Sources
  1. Foster, Jonason, Shrira, Campbell, Shiverdecker et Varner 2014, What do you get when you make somebody else's partner your own? An analysis of relationships formed via mate poaching, Journal of Research in Personality
  2. fiche 3.6 de la formation

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